Surgit une main nerveuse, puissante, une main d’airain,

Age de bronze, âge de fer, âge de chair,

         D’un gantelet gainée,

         Implacable carapace agrippant le silence et pétrissant le vide.

         Un geste, un frisson enveloppant l’absence.

         Une note prolongée, assourdissante . Une onde oppressante

 retenant l’insaisissable.

Croche accrochée esquissant les contours du vide. Pause.

 Silence. Soupir. L’écho d’un râle . Un souffle peut-être ? Et

cette lente dissipation de l’apparence, un froissement

imperceptible dans la poigne d’airain…

 

 

EmmA

© 2009

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